Je suis Isabelle Huiban, vannière et paysanne au sud de la Bretagne.
Ce qui me passionne, c’est la vannerie rustique, la vannerie de pays, parfois appelée vannerie paysanne et tout particulièrement les paniers bretons sur arceaux. Avant d’y arriver, j’avais exploré bien d’autres artisanats : tricot, filage et feutrage de la laine, teintures végétales, sculpture au couteau… Mais je restais bloquée devant la vannerie. Par où commencer ? Les livres ne m’aidaient pas, et le temps passait. Dix, quinze, vingt ans… toujours fascinée par les paniers qui peuplaient ma maison, sans jamais oser me lancer.

Le déclic
C’est en 2018, à la forest school que j’ai fondée, que tout a commencé avec un premier atelier de vannerie sauvage animé par Babeth Ollivier. Cette journée a été un déclic. J’ai ensuite suivi de nombreux stages auprès de vanniers bretons, Jean-Claude Hérisset, Lionel Hivert, Jeanne des Vanneries de Jeanne, Christine de l’Atelier des Grisettes, Léa Bordier dans le Perche… et les membres du club de vannerie de Mayun en Brière. À chaque rencontre, j’ai appris, expérimenté, tressé.
Depuis, je me forme plusieurs fois par an, je cultive mes propres variétés d’osiers, et j’ai toujours un panier en cours.

Comment je travaille
Comme les anciens, je n’ai pas d’atelier. Je tresse là où il fait bon vivre, dehors au printemps, sous un arbre en été, sous un préau en automne et devant ma cheminée en hiver. Je tresse principalement des vanneries sur arceaux en osier , ces paniers si élégants qui rappellent la vie de campagne. J’explore aussi d’autres végétaux : massette, iris, écorces.
J’aime partager mon savoir
Une autre grande part de mon travail se tourne vers la transmission. Depuis 2023 j’anime des stages de vannerie sauvage en Loire Atlantique. Forte de cette expérience j’ai créé des cours en ligne spécialement pour les débutants. Et dès que j’ai du temps je créer des vidéos sur ma chaine youtube pour vous inspirer et vous donner des conseils autour de la vannerie, de la culture de l’osier et des structures tressées au jardin.

Ce qui se cache derrière Âme Paysanne
En 2025, j’ai créé ma marque. Derrière ce nom, trois convictions :
- Faire perdurer l’artisanat domestique de campagne
- Créer des objets durables, sains et beaux
- Partager le goût d’une vie simple et engagée
Je fais peu de pièces et c’est ce qui les rend rares, avec de surcroît un osier singulier, cultivé sans traitement et récolté à la main.

